Nous avons la possibilité d'éliminer pratiquement les infections actives cet hiver

La lettre ouverte suivante plaidant pour l’adoption de tests rapides à grande échelle au Canada a été signée par 28 membres des milieux médical et des affaires.

2 février 2021 (Calgary, Alberta) – Alors que la deuxième vague de la pandémie ravage le Canada, les taux d’infection et les hospitalisations augmentent. Des vies et des moyens de subsistance sont inutilement perdus chaque jour.

De nombreuses entreprises sont de nouveau contraintes de fermer pour tenter d’arrêter la propagation du virus. Au Québec, un couvre-feu a été mis en place, et l’Ontario a maintenant mis en œuvre une ordonnance générale de maintien au domicile sans précédent.

Bien que la vaccination ait commencé, nous sommes loin de voir un nombre satisfaisant de Canadiens être immunisés. Entre-temps, il y aura davantage de vies perdues et plus des ménages verront fondre leurs revenus sous le poids d’une montagne de nouvelles dettes ou en raison de pertes d’emplois, parfois au point d’entamer sérieusement leur subsistance. Autant les particuliers, les entreprises et mêmes les gouvernements subissent des conséquences.

En voyant des pays comme l’Australiela Corée du Sud, et d’autres, qui parviennent à contrôler la Covid-19, les Canadiens devraient se demander pendant combien de temps le pays pourra tolérer une approche confuse et inefficace.

Dans cette crise, les tests rapides et la recherche de contacts composent un outil clé de santé publique, que d’autres pays ont adopté.

Cette stratégie implique :  

  • L’utilisation de tests qui donnent des résultats en quelques minutes pour rapidement trouver les cas positifs et les isoler
  • Le dépistage des individus à haut risque et des asymptomatiques
  • La mise en œuvre efficace de la recherche de contacts pour rapidement identifier ceux qui ont pu être exposés à la Covid-19 afin qu’eux aussi puissent être rapidement testés
  • Le soutien d’une « stratégie du fromage suisse », qui comprend le respect de la distanciation physique, les masques et les protocoles de sécurité dans les magasins et les lieux de travail

Des tests antigéniques peuvent être implantés rapidement, pour détecter la contagiosité et pour aider à couper les chaînes d’infection. En effet, certains pays ont testé toute leur population en quelques jours en utilisant cette approche, tandis que d’autres lancent des campagnes pour en tester des millions quotidiennement. En revanche, le Canada administre actuellement à peine 70 000 tests PCR par jour, qui donnent des résultats en quelques jours plutôt qu’en quelques minutes.

Les tests PCR traditionnels, que le Canada utilise actuellement, sont très sensibles, car ils identifient le virus avant, pendant et après que quelqu’un le transmette. Ils demeurent un élément fondamental du diagnostic médical, mais ils ne sont cependant pas adaptés en tant qu’outil de santé publique à large diffusion pour lutter contre un virus répandu et rapide. Ils sont également coûteux et donc utilisés avec parcimonie. Ils pourraient en fait être mieux utilisés pour confirmer les résultats positifs des tests antigéniques que comme première ligne de défense.

Une étude de l’Université de Harvard fournit un plan sur la façon dont les tests rapides pourraient contribuer à la suppression de la COVID-19 en quelques semaines. Les auteurs déclarent « qu’en matière de santé publique, il vaut mieux avoir un test moins sensible avec des résultats aujourd’hui qu’un test plus sensible avec des résultats demain. »

Notre groupe, Tests Rapides Canada, estime que, pour environ 2 milliards de dollars, le Canada pourrait rapidement atteindre des niveaux de test de 200 000 personnes par jour, tout en s’efforçant de tester cinq millions de personnes par jour d’ici avril. Cela nous permettrait d’éliminer pratiquement toutes les infections actives cet hiver, tandis que des vaccins sont en cours de déploiement pour assurer une protection à long terme.

Rien de ce que nous proposons n’a pas déjà été fait ailleurs. De plus, le Canada a déjà ces tests, approuvés et prêts à être déployés. Alors que quelques petits projets pilotes sont en cours, pourquoi cette technologie clé n’est-elle pas largement utilisée?

Un an après le début de la pandémie, il reste encore beaucoup à faire pour mettre en place une stratégie de dépistage complète destinée aux foyers de personnes âgées, aux groupes à faible revenu et aux minorités durement touchées, ainsi qu’aux communautés autochtones ou même à la population générale.

De nombreux Canadiens du monde des affaires ont maintenant entrepris de tester leurs employés à coûts importants, pour combler le besoin de dépistage. Étant donné que les gouvernements et les services de santé sont limités, mobiliser le milieu des affaires du Canada peut être le meilleur moyen d’atteindre rapidement le plus grand nombre de Canadiens possible, grâce à des tests rapides pour alléger une partie de la pression sur notre système de santé.

Dans cette crise, la pire depuis la Seconde Guerre mondiale, nous nous battons avec une main attachée dans le dos. Le déploiement de tests rapides à grande échelle et le fait de permettre aux entreprises canadiennes de participer à cet effort sont d’une importance cruciale dans le cadre d’une approche à plusieurs niveaux en matière de lutte contre la COVID-19.

Pour intensifier les efforts, le Canada doit consacrer des capitaux et des ressources aux tests rapides et commencer à approuver l’utilisation de tests rapides à domicile à faibles coûts pour administrer des tests eux-mêmes car les tests d’antigènes rapides que nous utilisons maintenant ont besoin d’être administrés par un professionnel de la santé.

Présentement, l’urgence de la crise est sous-estimée. La vaccination généralisée dans notre pays prendra encore plusieurs mois si les problèmes d’approvisionnement déjà inquiétants ne s’aggravent pas. Alors que le véritable mal causé par le virus continue de se faire sentir chaque jour, l’utilisation généralisée des tests rapides et la recherche améliorée de contacts peuvent jouer un rôle important dans la lutte contre la COVID-19. 

Nous devons tous faire partie de la solution et faire appels à toutes les ressources disponibles. Plus vite nous parviendrons à contenir et à contrôler le virus, plus nous pourrons sauver de vies et plus nous pourrons rapidement rouvrir la société en toute sécurité.

Sandy White et Adam Singfield sont cofondateurs de Rapid Test and Trace Canada. Le Dr David Juncker est professeur de génie biomédical à l’Université McGill. Perrin Beatty est le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada. Cette lettre était signée par:

Dr. Colin Furness, assistant professor, Dalla Lana School of Public Health, University of Toronto
Dr. Ashleigh Tuite, faculty member, Dalla Lana School of Public Health, University of Toronto
David Redman, former executive director of the Alberta Emergency Management Agency
Dr. Stephane Bilodeau, associate professor, University of Sherbrooke
Dr. Marc Levine, professor emeritus, pharmaceutical science, University of British Colombia and chair of the UBC Children’s and Women’s Research Ethics Board
Dr. Andrew Morris, medical director, Antimicrobial Stewardship Program, Sinai Health System/University Health Network and professor, faculty of medicine, University of Toronto
Dr. Victor Leung, medical director for infection prevention and control at Providence Health Care and Medical Lead for the PHC Antimicrobial Stewardship Program
Dr. Richard Lester, infectious disease physician and founder of WelTel
Dr. Mark Tyndall, faculty of medicine, School of Population and Public Health, University of British Columbia, director, UBC-BCCDC Research Institute, former executive director, BC Centre for Disease Control, former deputy provincial health officer of British Columbia
Jack Mintz, president’s fellow, School of Public Policy, University of Calgary
Robert Schulz, professor of strategic management, Haskayne School of Business and Education, University of Calgary
Ken Kobly, president and CEO, Alberta Chambers of Commerce
Sheri Somerville, president and CEO, Atlantic Chamber of Commerce
Janet Riopel, president and CEO, Edmonton Chamber of Commerce
Jason Aebig, CEO, Greater Saskatoon Chamber of Commerce
Bridgitte Anderson, president and CEO, Greater Vancouver Board of Trade
Bruce Williams, CEO, Greater Victoria Chamber of Commerce
Patrick Sullivan, president and CEO, Halifax Chamber of Commerce
Keanin Loomis, president and CEO, Hamilton Chamber of Commerce
Chuck Davidson, president and CEO, Manitoba Chambers of Commerce
Renee Comeau, executive director, Northwest Territories Chamber of Commerce
Rocco Rossi, president and CEO, Ontario Chamber of Commerce
Sueling Ching, president and CEO, Ottawa Board of Trade
John Hopkins, CEO, Regina & District Chamber of Commerce
Steve McLellan, CEO, Saskatchewan Chamber of Commerce
Loren Remillard, president and CEO, the Winnipeg Chamber of Commerce
Janet De Silva, president and CEO, Toronto Region Board of Trade
Patrick Rouble, president, Yukon Chamber of Commerce

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